- Avignon off
- Seul
- Autrice: Rachel Collignon
- Collectif oui ma soeur
Dans une église, deux femmes entrent déguisées et mettent le curé KO. Elles sont là pour commettre un attentat suicide. Mais dans l'attente du signal, leurs questionnements et expériences refoulent à la surface. Ces deux filles qui se sont engagées dans cette opération suicide semblent finalement avoir encore quelques doute sur leur mort prévue. Le récit tourne étrangement, rompant la distance entre acteur, leur personnages et le publique. On ne comprend plus trop ce qu'il se passe et ou le spectacle avance. Jusqu'à ce que les 3 acteurs reviennent sur scène et fassent un debrief de leur ressenti. Ce qui semblait être quelques phrases pour chacun se transforme en tirade pour le prêtre autour de l'habitation de soi et de notre présence ici.
C'est une grosse claque, je ne sais pas quoi penser encore de ce spectacle mais il m'a marqué profondément. La tirade finale de l'acteur du prêtre a raisonné assez fortement en moi.
Est-ce que toutes les scènes du début servent à nous faire ressentir l'incompréhension que les filles ont de leur propre personne? Ou est-ce pour casser avec le déroulé habituel et tout tracé d'une pièce de théâtre pour faire l'analogie avec les questionnements que l'ont peut se poser dans une vie ? Peut être que la scène d'improvisation en plein milieu mets en avant encore plus ce côté organique de la pièce.
Les scènes d'interaction avec le public nous mets mal a l'aise, est-ce pour nous faire ressentir le malaise des personnages ou pour nous inciter a répondre et prendre des décisions, comme la tirade du prêtre le suggère ?
Les acteurs jouent leur rôle (activistes, prêtre) mais aussi leur propre rôle en tant qu'acteur lorsqu'il font le debrief. Est-ce pour montrer que nous jouons tous un rôle et que l'on peut l'adapter, ou pour montrer que l'on peut changer de rôle ?
Le texte était en vente à la sortie, je l'ai acheté pour relire tranquillement la tirade du prêtre.